Encore un vieux texte me direz vous... hum oupas d'ailleur... j'attend un peu pour mettre les autres
Parano
Je suis celle qui rase les murs,
Je suis celle qui ne sourie pas
Derrière moi, le monde gronde
Eux n'y croient pas une seule seconde
Mais si jamais je succombe
Au bruit de la ronde je tombe !
J'ai peur du temps du temps qui passe,
Des bruits de la ville, quand soudain un train passe,
Des cris des mômes et de leurs parents.
Alors, je voudrais disparaître
N'être plus qu'une poussière,
Poussière de macadam,
Poussière en plein Panam.
J'ai peur du monde,
Dans les couloirs de métro, plus d'une seconde,
Je m'imagine suivie par un quelconque innocent.
Écrasée par la foule,
Souvent l'angoisse me prend
C'est alors que dans son gouffre je me rends
Inconsciemment mon corps se sent
Aspiré par la houle du temps.
Je suis celle qui rase les murs,
Je suis celle qui ne sourie pas
Derrière moi, le monde gronde
Eux n'y croient pas une seule seconde
Mais si jamais je succombe
Au bruit de la ronde je tombe !
Souvent le temps me fait tournoyer
Pour ma peur évacuer tourments et tremblements
Alors je deviens à vos pieds
Poussière de macadam,
Poussière en plein Panam.
Entre crise et angoisse je glisse parmi les corps,
Des ombres fluettes de torrents allumés,
Pressant le pas sous les coups
Poignants de l'horloge,
Édifice inquiétant aux yeux tournants.
La peur me saisie
Mais s'est la mort dans l'âme qu'il me faut avancer
Courbée sous les tic-tac oppressant du temps
Et des regards effrayants de l'ustensile tournoyant.
Je suis celle qui rase les murs,
Je suis celle qui ne sourie pas
Derrière moi, le monde gronde
Eux n'y croient pas une seule seconde
Mais si jamais je succombe
Au bruit de la ronde je tombe !